Nosfell

Pop / Rock | Paris (FR)
Contact booking : william(at)furax.fr

(c) Frank LORIOU

"Nosfell", avec deux "L", comme l'oiseau... 

Un oiseau de nuit, mais pas de l'espèce que l'on a coutume de croiser dans les rues de nos villes jusqu'au lever du soleil. Si le sommeil le déserte souvent c'est pour mieux lui rappeler d'où il vient, et lui donner envie de transformer l'idée la plus infime en un rêve éblouissant.

"Mon moi diurne est celui qui refoule celui que je suis sur scène. Mon moi nocturne est celui qui tente de les réconcilier..."

Derrière cette curieuse affirmation se cache toute la profondeur, tout le paradoxe, et toute la richesse d’un artiste dont les blessures intimes forment le terreau d'une création sans compromis.

Enfant, Nosfell se construit dans un univers où violence et fantasmatique se côtoient. C’est son père, personnage tourmenté et haut en couleurs, qui pose les bases d'un langage inventé, que l'on retrouve éparpillé dans l'oeuvre du chanteur prolifique. 

Nosfell pratique dès lors la notation des rêves. Pour lui "ils sont une essence dont les réserves sont inépuisables."

L'expression du rêve navigue dans l'étendue de sa voix, aussi extensible que les voies du sommeil paradoxal; aussi profonde que le maelström des fièvres nocturnes.

Chaque chanson de Nosfell est un songe ouvert à celui qui l'écoute.

EXPRESSIONS LIBRES

Artiste complet – chanteur, auteur, compositeur, interprète, danseur – Nosfell propose dès ses débuts une œuvre globale et ambitieuse. Il conçoit ses 3 premiers albums comme un triptyque qui respecte une symétrie parfaite : chaque opus contenant le même nombre de titres. Avec Pomaïe Klokochazia balek (2004), comprendre « Bienvenue en Klokochazia », Nosfell plante son décor unique et fantastique. Déjà il impose une forme de syncrétisme qui restera sa marque de fabrique : mélange des langues, des genres, pour n’en former plus qu’un, le sien. Dans Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit ("Le chien te mordra, le renard t'épargnera") (2006), il présente son personnage, Labyala Fela Da Jawid Fel dit Nosfell, ce double qui lui permet d’être et de disparaître en même temps. Le troisième et dernier album du cycle, Nosfell (2009), est le plus rugueux et le plus méandreux. Intégralement interprété dans sa langue inventée, l’artiste évoque une guerre imaginaire, jusqu’à son Champs de l’horreur (Avaden Lis).

Egalement en 2009, Nosfell compose Le lac aux vélies. Fantaisie lyrique pour 36 musiciens et 7 voix, cette œuvre résoud l'équation narrative qui parcourt son triptyque; une manière de clore une période artistique.

Son attirance pour la danse et sa réflexion autour du corps guident Nosfell vers le spectacle vivant. Il devient le compositeur et performer indissociable des deux dernières grandes mises en scène de la Compagnie DCA-Philippe Decouflé, Octopus (2011) et Contact (2015). Si le chanteur danse depuis toujours sur scène, c’est aussi parce que le rapport au corps est pour lui central : la carte de son pays imaginaire est tatouée sur son dos et il pense son corps et sa voix, comme faisant partie intégrante de son travail. L’artiste existe-t-il par son œuvre ou doit-il s’effacer derrière elle ? Être ou disparaître : la question le taraude et l’exhorte à explorer de nouvelles contrées.

Amour Massif (2014), le disque qu’il qualifie de "sas de décompression", est comme un album photos de personnages qui posent au moment précis où ils ont décidé que leur vie allait changer. Cet album est le découpage d'une vie sans masque, la voix d'une terre en friche.

 

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