Nusky

HIP-HOP | Paris / FR
Contact booking : anthony@furax.fr

(c) Bertrand Le Pluard

Nusky est un jeune homme qui a toujours voulu imaginer des choses, créer des formes et des mondes. C’est un artiste, et rien d’autre. À une époque de son adolescence, il y a eu le rock et le blues: micro au poing, Nusky avait le premier rôle d’un groupe.
Il y a eu le dessin aussi, quand il s’est mis un temps à graffer les murs de Paris, sa ville. Vint ensuite le tour du cinéma: cette fois, Nusky était acteur dans des films qui avaient de l’écho. Et puis un jour, d’un coup et comme une évidence, c’est le rap qui a tout emporté. “Je me suis mis à écrire des textes et j’ai su instantanément que c’était plus fort que toutes les portes que j’avais jusque-là ouvertes”, dit Nusky. Feu-follet, la jeunesse pleine de nerfs, le garçon s’empresse alors de monter avec quelques-uns de ses amis un collectif, La Race Canine. Sur des rythmes faits de coups de batterie et de samples de couleurs fleurant le bel esprit de New York, Nusky raconte les habitudes de sa vie parisienne, le graffiti, l’ennui à plusieurs, ou bien encore les drogues du samedi soir vautré devant la console. Mais le rappeur veut aller plus loin, il se voit en solo.


À la faveur de quelques échanges en ligne, il se rapproche bientôt du producteur Vaati. “Je voulais me faire une place dans le rap, montrer qui j’étais, toutes les inspirations qui me nourrissaient en vrai”, explique Nusky. 
Le long de trois mixtapes portées par les sillons enivrants de Vaati, il donne à écouter le style d’un personnage hors norme, nonchalant et lumineux. Ses morceaux sont de longues balades au fard psychédélique qui rappellent d’une manière très personnelle les envolées de Young Thug, le prince de la trap autotunée d’Atlanta. “J’étais comme un personnage irréel, une fantaisie de moi-même”, résume-t-il. Mais, dans le même temps, sous ses intenses cabrioles, Nusky a la chair à vif. Sa musique est celle d’une mélancolie terrible. En s’abandonnant sur les productions de Vaati, le rappeur dit ses peines. “Malgré tout, je reste dans la réalité. Je parle toujours de moi, de mes sentiments. L’idée est de faire émerger une sorte de violence poétique à travers ma musique. ”


Nusky attire l’attention. En 2016, il fait partie de la sélection des Inouis du Printemps de Bourges et, dans la foulée, il se produit sur scène partout en France, en Belgique et aussi au Canada.
En 2017, une vidéo produite par le site Konbini et dans laquelle il s’adonne à un long freestyle cumule rapidement plus d’un million de vues. Nusky est alors ce page au regard enfiévré, comme le héros d’un conte extraordinaire, qui dégaine à brûle-pourpoint: “C’est jamais la bonne saison / Toujours au dessus comme un grain de sésame.”  Comme toujours, le rappeur envahit l’air de mots, comme si des flocons de neige tombaient du ciel en pagaille.
Pour Nusky, la langue compte. Il y a chez cet amateur affiché des hymnes de Daniel Balavoine quelque chose d’une nouvelle variété.

Après toutes cette péripéties, Nusky a fini par s’associer avec Double X, ce duo de producteurs étoilé du cosmos rap, notamment connus pour avoir façonné la musique de Niska, Dosseh ou encore Kekra et Lacrim. “Ce sont eux qui sont venus me chercher et, pour moi, cela représentait le monde. Le fait qu’ils me fassent confiance m’a donné une assise, une vraie envie”, insiste Nusky.


Cette fois, il s’agit de produire rien de moins qu’un premier album qui puisse concentrer tous les horizons du rappeur. Cela doit être un catalogue de ses envies, un endroit où le rap se mâtine naturellement de milles accents. “Je voulais mélanger la variété et la trap, faire un mélange extrêmement français, unique en son genre”, résume Nusky.
Le résultat est une suite de dix-huit titres, homogène dans sa manière d’être génialement bariolée, à la fois foisonnante et pleine de sens, complète.
On y trouve ainsi “Paname” et ses notes de clair de Lune, cette batterie qui sourit et ce refrain aux volutes afro. Un morceau où Nusky dit l’amour qu’il porte à la grande ville tout en chevauchant le rythme à en perdre haleine.
Voilà aussi “Chanteur”: sur des accords qui ont la pop baladine, Nusky joue au chanteur qui fend des cœurs, il est comme un crooneur qui balance la tête et conclue ses rimes en fermant les yeux.
Ou bien encore “Vivre”: à travers la brume scintillante de la mélodie, Nusky est un rappeur qui fonce sur un tapis volant.
C’est là une musique pour les gueules de bois romantiques, et les soleils roses que l’on voit en fin de journée, depuis la plage. “Tu m’a menti sans pression / Quelque part ça m’impressionne / Y’a plus d’encre à l’’impression / Et tous ces mots qu’on emprisonne…”


L’album s’appelle Nusky. Une manière pour ce dernier d’annoncer une bonne fois pour toute qui il est, “celui qui te montre mille facettes, un garçon qui aime la musique et qui vogue partout”.
En 2019, Nusky présentera son album au gré d’une tournée compilant une quinzaine de dates Celle-ci se terminera le 3 octobre prochain, à la Gaité Lyrique, à Paris.

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